Le temps qui passe est un traînard, le temps passé est trop pressé (Michel Conte)  

Rites religieux, processions et pèlerinages

Comme toutes les paroisses, celle de JARVILLE-LA-MALGRANGE célébrait au sein de son église les grandes solennités : Noël, Pâques, l'Ascension, l'Assomption, la Toussaint, la Pentecôte, etc.

Parmi les rites qui méritent d'être développés figurent les quelques fêtes chrétiennes suivantes :

- La FÊTE DIEU (ou fête du Saint-Sacrement) a lieu traditionnellement le 2ème dimanche après la Pentecôte.

- La FÊTE DU SACRÉ-CŒUR DE JÉSUS (ou FÊTE PATRONALE DE LA PAROISSE) fut célébrée, pour la première fois, lorsque celle-ci eut sa chapelle provisoire, c'est-à-dire à compter de l'année 1879.

Rituellement, le culte a lieu le 3ème vendredi après la Pentecôte et la solennité se déroule le dimanche immédiatement suivant.

A l'occasion de ces deux fêtes - FÊTE DIEU ET FÊTE DU SACRÉ-CŒUR - les paroissiens construisaient des reposoirs, ornaient leurs fenêtres et leurs maisons de branchages, de fleurs, de guirlandes, d'oriflammes et défilaient avec les ecclésiastiques dans la commune, bref, témoignaient de leur foi chrétienne.

Quelquefois, Mgr l'Évêque gratifiait de sa présence la procession qui se déroulait à travers les rues pavoisées. Dans le cortège, les bannières Saint-Fiacre (patron des jardiniers), Saint-Éloi (patron des ouvriers sur métaux), du Sacré-Cœur, les drapeaux des "Chasseurs Jarvillois", les fanions des scouts battaient pavillon. Précédant le dais, s'avançait les enfants de chœur, les communiants avec leurs brassards et les communiantes parées comme au grand jour, les croisés à la croix rouge, à la croix bleue dans leur costume archaïque et les enfants qui jetaient des fleurs.

Des messes chantées, en plein air, avaient lieu en différents quartiers chaque année, par exemple : Rond-Point rue Poincaré et Clémenceau, Rond-Point de la Belle-Croix. Lorsque le quartier de La Malgrange était concerné, l'Institution des Sourds-Muets prêtait leurs tapis, tentures pour la décoration du podium.

La fanfare de l'Institution de La Malgrange rythmait les chants en alternant morceaux choisis et marches.

- Le culte du Sacré-Cœur était suivi à une semaine d'intervalle par la fête de la FRATERNITÉ (ou des hommes).

Après la messe, tous les présidents des FRATERNITÉS de Nancy et de la banlieue, avec leurs drapeaux, montaient en procession au parc de Montaigu, consacré pour la circonstance "cathédrale de verdure". Les participants faisaient halte à la chapelle Notre Dame de Montaigu où avait lieu la bénédiction du Saint-Sacrement.

- Les Dames de la Confrérie SAINTE-ANNE, quelques semaines plus tard, célébraient la fête de leur sainte patronne. Elles portaient le ruban violet à cette occasion.

- Lors de la fête de la SAINTE-ENFANCE, la statue de l'Enfant Jésus était portée en procession. Garçons et filles se retrouvaient derrière leur bannières respectives - La fête de la Sainte-Enfance est d'origine lorraine, c'est Mgr Charles de Forbin-Janson, Évêque de Nancy et Toul (1824-1844) qui l'a fondée.

- En octobre, à la fête de SAINTE-THÉRÈSE et du ROSAIRE, des reproductions de roses et de pétales de roses, qu'une artiste locale confectionnait avec dextérité, étaient distribués aux fidèles qui les plaçaient dans leurs foyers à côté de la statue ou l'image de la Sainte.

- SAINT-NICOLAS, Saint patron de la Lorraine et des enfants, traversait traditionnellement, le 6 décembre, les rues de la paroisse sur son char légendaire.

Les pèlerinages

Aidée par la construction des chemins de fer, diffusée par une presse spécialisée, la vogue des pèlerinages réapparut surtout après 1870.

Le sanctuaire de Notre Dame des Ermites à Einsiedeln, ville de Suisse (canton de Schwyz) est fréquenté depuis le moyen âge par les pèlerins lorrains. Sa fondation est due à un Évêque de Metz.

En 1888, plus de 300.000 étrangers le visitèrent (statistiques de la semaine religieuse).

La paroisse de Jarville-la-Malgrange émit le vœu en 1904 d'aller chaque année en pèlerinage à cet endroit remercier la Sainte Vierge pour la bienveillante protection accordée à la commune. La peur de l'envahisseur allemand était toujours tenace.

En 1913, pour marquer sa dévotion, l'église de Jarville se dota d'un autel dédié à Notre Dame des Ermites.

Le 2 août 1914, jour de la mobilisation générale, les pèlerins de Notre Dame des Ermites rentrèrent juste par le dernier train de Bâle.

La première guerre mondiale brisa cette tradition. D'autres lieux virent converger les paroissiens jarvillois : N.-D. de MARIENTHAL, N.-D. de FOURVIÈRES, N.-D. de FRANCE (au Puy), N.-D. de SION, N.-D. BENOITE VAUX…

Notre Dame des Ermites à Einsiedeln (Suisse)

Le sanctuaire de Notre Dame des Ermites à Einsiedeln (Suisse).

Les missions

Des Pères (de différents ordres) donnèrent une suite de prédications pour instruire les fidèles, débattre avec eux de différents thèmes. Ils se rendirent dans les foyers et des crucifix furent distribués à cette occasion.

En 1949, comme couronnement à la mission, Mgr LALLIER fit une visite épiscopale : il fut reçu dans la grande salle de l'hôtel de Ville par Mr le Maire et toutes les notabilités pour un vin d'honneur avant de rejoindre l'église remplie de fidèles.


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