La mémoire est l'avenir du passé (Paul Valéry)  

La paroisse de Jarville-la-Malgrange. — L'œuvre du curé fondateur.

L'église et le presbytère de Jarville

L'église et le presbytère de Jarville

Bientôt, sous l'impulsion de son curé fondateur l'Abbé STREFF, l'humble chapelle se transformait au fil des ans, en un véritable édifice culturel.

Elle s'enrichissait d'abord d'un portail monumental où un clocher à coupole surmonté de la statue du Sacré-Cœur s'érigeait entre deux petites chapelles à coupole. Le clocher de style romano byzantin, élégante reproduction du Sacré-Cœur de Montmartre était l'œuvre de Mr Rougieux, architecte à Nancy. La statue du Sacré-Cœur bénissant - dont de Melle Hortense Marchal - sortit de la fonderie de Mr Robert, rue Pichon à Nancy.

C'est également les ateliers de Mr Robert qui produisirent la magnifique sonnerie de 4 cloches, lesquelles furent baptisées le dimanche 13 septembre 1903, en même temps qu'eut lieu l'inauguration du clocher.

A 4 heures de l'après-midi, les cloches annonçaient à toute la paroisse que leur rôle était désormais commencé.

Les 3 petites cloches fournies en 1898 se voyaient remplacées par quatre morceaux de bronze totalisant ensemble 4.700 kilos.

La plus grosse - un vrai bourdon - retenait pour elle seule, 1900 kilos (donnant do dièse) — la 2ème 1300 kilos (donnant ré dièse) — la 3ème 950 kilos (donnant fa) — la 4ème 550 kilos (donnant sol dièse).

L'église, ensuite, s'allongea pour recevoir un spacieux avant-chœur, un transept et une abside romane. Sous cette nouvelle partie de l'église une crypte était aménagée avec une chapelle pour les congrégations et des salles de réunion pour les œuvres paroissiales. Avec ces agrandissements, l'église comptait désormais 46 m. de long sur 13 m. de large, 10 m. de hauteur sous lambris et 662 m2 de superficie. Le transept large de 7 m. 50 avait une longueur de 28 m.

Le dimanche 17 mars 1912, Mgr l'Évêque bénissait le grand et beau sanctuaire achevé.

420 croix, souvenir de ce jour, étaient distribuées.

Quelques années auparavant, le zélé Curé Stref avait fait construire une grande salle de patronage et un presbytère. Ce dernier était antérieurement situé rue Varry (dénommée actuellement rue des 5 Frères Geller).

L'autel dédié à Notre Dame des Ermites était terminée en 1913.

Jeanne d'Arc est allée en pèlerinage à Saint-Nicolas de Port venant de Nancy; elle serait passée par Jarville. Un vitrail célébrant cet événement était apposé à l'église en 1913.

La guerre apporta son cortège de destructions et les bombardements de 1918 endommagèrent l'église. Une torpille tombée dans le jardin du presbytère brisa la plus grande partie des vitraux occasionnant des dégâts pour 51.197 frs.

Le sentiment religieux est pendant les guerres pour bon nombre d'hommes un refuge et un réconfort. La paroisse n'oubliait pas ses poilus et vice-versa : en octobre 1917, Mr le Curé et Mr l'Abbé avaient déjà répondu à 3.684 lettres!

Peu après, la paroisse décidait de perpétuer le souvenir des morts de 1914-1918. Un premier tableau des morts recevait les noms des Enfants de Jarville morts en héros, lequel en 1932 était remplacé par un autre constitué de plaques de marbres de Carrare.

En 1923, on décidait de placer sous le grand vitrail de l'Assomption de la Sainte Vierge, dans le transept de gauche, un autel dédié à la BIENHEUREUSE THÉRÈSE DE L'ENFANT JÉSUS. La canonisation de la Sainte, en 1925, coïncida avec la mise en place de l'autel. Aux pieds de la statue furent logés deux anges adorateurs, œuvre du sculpteur Desvergnes, grand prix de Rome.

La cérémonie de la bénédiction fut programmée pour le 20 septembre, dimanche précédent le jour de la fête de la nouvelle Sainte, fixé par le Pape au 30 septembre. Tous les assistants reçurent un souvenir.

C'est à cette occasion qu'étaient mis en marche pour la première fois, quatre "autosonneurs", appareils destinés à mouvoir les cloches. Cette installation simplifiait grandement la tache des personnes chargées de leur sonnerie et obligées de faire l'ascension du clocher.

Tous les travaux de boiserie, chaire, autels de l'église ont été accomplis par Mr Boyon, ébéniste jarvillois.

A sa mort survenue le 11 décembre 1926, le Chanoine STREF curé-fondateur était inhumé dans l'église à titre d'hommage public.


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