Le temps passe, et chaque fois qu'il y a du temps qui passe, il y a quelque chose qui s'efface (Jules Romains)  

Jarville-la-Malgrange a un lieu de culte sur son territoire

En 1875, la population de Jarville-la-Malgrange s'était accrue dans des proportions considérables et en raison de l'éloignement de l'église paroissiale, on songea pour faciliter aux habitants l'accomplissement de leurs devoirs religieux, à leur construire une chapelle de secours.

Le projet vit le jour, grâce à la générosité de quelques personnes charitables, notamment Mlle Émilie Sommeillier-Carré, de Mr Albert Gouy de Bellocq Feuquières alors maire de Jarville, du comte de Lambel, du marquis de Vaugiraud.

Mr Jules François Gouy et son épouse firent don, sur leur propriété de Renémont, d'un terrain de 13 ares 18 ca, au lieu-dit "AUX CANNETRICHES" pour la construction d'un oratoire public. Cette transaction fut enregistrée à Nancy, le 16 décembre 1876.

Les travaux furent menés avec activité et le samedi 14 septembre 1878, jour de l'Exaltation de la Sainte-Croix, Mgr Foulon, Évêque de Nancy, bénissait la chapelle et la dédiait au SACRÉ CŒUR en présence d'un groupe considérable d'ouvriers venus en habit de travail, des usines voisines (Prôné par Saint Jean Eudes, le culte du Sacré-Cœur fut étendu à tout le rite romain par Pie IX en 1856. La fin du 19ème siècle vit l'érection du Sacré-Cœur de Montmartre et celui de Nancy. Juin est considéré comme le mois du Sacré-Cœur).

La chapelle se composait uniquement de ce qui est la nef aujourd'hui avec deux sacristies à l'intérieur et un campanile au dessus du portail.

Mr le Curé de Bonsecours se chargeait de la faire desservir, non sans difficultés : « Jarville est le boulet de ma paroisse, il n'y a presque rien à y faire », disait de sainte mémoire l'Abbé Boulanger, curé de Notre Dame de Bonsecours. Les faits détrompèrent ce pessimisme.

La chapelle, jadis trop grande devenait trop petite.

Le 15 janvier 1898, Jarville-la-Malgrange était séparée de fait de Bonsecours et devenait un centre paroissial distinct.

La population jarvilloise eut droit à son premier curé résidant à Jarville et ce fut Fulgence, Jean-Marie Stref qui présida aux destinées spirituelles de la communauté des fidèles.

Tout était à créer : église, presbytère et même paroisse.

L'église annexe de Jarville-la-Malgrange devient église paroissiale

Église de Jarville-la-Malgrange

L'Église du Sacré-Cœur et le presbytère

Le Conseil Municipal de Jarville, par délibérations en date des 13 mars 1898 et 4 juin 1899, sollicitait la création officielle de la paroisse de Jarville. Mais pour que l'oratoire soit érigé en paroisse de la commune de Jarville, il fallait mettre fin à un imbroglio juridique.

L'arrêté préfectoral du 16 novembre 1876, en vertu duquel avait été acceptée la donation du terrain, s'étant avéré irrégulier, les héritiers de Mr et Mme Jules Gouy, à savoir Camille Albert Gouy de Bellocq - Feuquières et Marie-Louise, Henriette Gouy Vi-Comtesse de Chambrun durent faire en bonne et due forme, une nouvelle donation, laquelle fut enregistrée à Nancy le 25 février 1901.

Le décret présidentiel du 15 août 1901, en son article premier, légalisa l'acte d'impédance :

« L'église de la commune de Jarville, arrondissement de Nancy M. & M. est érigé en chapelle paroissiale. La circonscription de cette chapelle comprendra le territoire entier de la commune ».

Consacrant à son tour l'impédance de l'église, Mgr Turinaz rendit son ordonnance qui fut lue en chaire dans les églises de Bonsecours et de Jarville, le dimanche 1er septembre.

Aux termes d'un acte notarial, le 7 novembre 1901, le trésorier de la fabrique nouvellement créée et le maire de Jarville acceptèrent les donations de la famille Gouy.

Encore chapelle plutôt qu'église… sans clocher et sans statue du Sacré-Cœur, le clocher sera inauguré en 1903.

Le ruisseau du Fonteno dans le lit duquel est installé le lavoir passe sous la route au moyen d'un pont de 3 mètres de largeur.

Les limites de la paroisse

Depuis la fondation de la paroisse en 1901, des changements sont intervenus. La paroisse n'épouse plus exactement les limites de la cité jarvilloise : elle ne commence qu'au passage à niveau qui coupe la rue de la République et mord à l'opposé sur le territoire de Laneuveville pour des questions de rationalité évidente quant à la proximité des églises pour les fidèles :

En 1955, la nouvelle paroisse de Saint François d'Assise à Brichambeau a enlevé à celle de Jarville quelques catholiques des rues Poincaré et Émile Zola — en 1965, les habitants des rues d'Alsace; Kléber, Impasse des Jardins, du début de la rue de la République, ainsi que les premiers numéros, côté pair de l'avenue de la Malgrange ont été rattachés à la paroisse Notre Dame de Bonsecours — un retour aux sources, en quelque sorte, à la paroisse mère. La petite chapelle était bien modeste. Le bulletin paroissial de janvier 1937 rappelle que les jarvillois de la fin du 19ème siècle étaient peu fiers. « Surtout, disaient ceux qui allaient mourir, ne faites pas passer mon corps par cette grange ».


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