La mémoire, ce passé au présent (François Chalais)  

La paroisse de Bonsecours

L'origine de Bonsecours remonte à l'époque de la Bataille de Nancy. Sur une éminence étaient campés les Bourguignons qui, le 5 janvier 1477, essuyèrent une cuisante défaite. Les morts furent enterrés à cet endroit.

La chapelle

Bonsecours - La chapelle des Bourguignons

Vue et perspective de la Chapelle des Bourguignons (Source Centre Image de Lorraine).

Le 25 octobre 1484, il fut donné permission à frère Jean VILLEY DE SESSE d'ériger une chapelle avec une maisonnette pour sa demeure, de clore de murailles le lieu où les Bourguignons et gens de Charles le Téméraire avaient été ensevelis et de prier pour les trépassés.

35030_004 Oratoire de bonsecours.jpgLa modeste chapelle fut alors dénommée NOTRE DAME DE BONSECOURS.

La modeste chapelle fut alors dénomée NOTRE DAME DE BONSECOURS.

En 1498, le sanctuaire fut dédié par l'Évêque de Toul OLRY, sous le nom de NOTRE DAME DE LA VICTOIRE ET DES BOIS, mais le peuple l'appela toujours communément la chapelle des Bourguignons.

Le 18 octobre 1609, le duc HENRI II donna l'administration de Bonsecours aux minimes qui installèrent un ermite.

Bientôt l'oratoire devint insuffisant pour contenir la foule des fidèles de plus en plus nombreux. En 1629, CHARLES IV fit doubler la bâtisse.

« Par dons et échanges, les minimes agrandirent leur domaine foncier autour de la chapelle.

Plus tard au 18ème siècle, il s'accrut encore de quelques parcelles de terrain que les Jarvillois abandonnèrent gracieusement aux religieux le long du ruisseau. La communauté de Jarville leur donna également le droit d'établir une écluse sur le même ruisseau pour alimenter leur vivier.

En témoignage de leur gratitude, les minimes s'engagèrent à dire une messe chaque année pour les parents défunts des habitants de Jarville » (Extrait l'Église et le pèlerinage de N.-D. de Bon Secours).

En 1703, fut enterré dans l'église de Bonsecours Marie Nicole de Baillivy, âgée de 32 ans, épouse de Jean-Baptiste de RENNEL, seigneur de Jarville.

A l'avènement de Stanislas, l'église et le couvent de Bonsecours tombaient en vétusté.

L'église de Héré

Église de BonsecoursLe roi de Pologne fit édifier, par Héré, une nouvelle construction avec les pierres de démolition du château de la Malgrange. Sur la façade on réintégra les colonnades rapportées. Deux niches latérales accueillirent les saints patrons de Stanislas et de son épouse Catherine Opalinska.

L'église achevée fut consacrée le 7 septembre 1741.

Catherine Opalinska y fut ensevelie le 21 mai 1747, Stanislas le 3 mars 1766 (1) et le cœur de Marie Leszcinska, leur fille, déposé dans le même tombeau le 22 septembre 1768.

En 1788, les Dames du Chapitre de Bouxières, ayant été autorisées à transférer leur maison à Bonsecours près des Minimes, firent construire à la suite de la chapelle, le chœur de leur église. Une large brèche fut pratiquée en conséquence.

La révolution suspendit les travaux ; les ordres religieux furent expulsés, le caveau de Stanislas fut violé.

Devenus biens nationaux, les bâtiments furent adjugés pour la somme de 100.000 frs sous la condition de rétablir le chœur de l'église, ouvert à tous les vents.

Redevenue paroisse pour le faubourg Saint-Pierre, l'église de Bonsecours vit la réintégration, le 17 janvier 1807, des monuments funèbres de Stanislas et de sa famille, lesquels avaient été provisoirement déposés dans la rotonde de la Visitation en 1793.

Le 25 mars 1941, près de l'église fut érigé un Chapitre collégial en faveur des prêtres du diocèse, infirmes ou trop âgés, pour vaquer aux soins ordinaires du Ministère.

Tombe de Stanislas et de Catherine Opalinska à Bonsecours

Mausolé de Stanislas (à gauche) — Mausolée de la Reine de Pologne (à droite).

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1. — Le lundi 3 mars au soir, le convoi avec la dépouille mortelle du Roi de Pologne quitta Lunéville et arriva à Bonsecours à une heure du matin. Ce fut un spectacle grandiose que celui de ces magnificences funèbres se déroulant au milieu des ombres de la nuit, à la lueur des torches, à travers les campagnes puis dans les rues de Jarville et Nancy (Retour).


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