La mémoire est le meilleur appareil photo qui soit (Kevin Spacey)   

La première guerre mondiale

Alsaceinne

L'émigration des Alsaciens-Lorrains qui optèrent pour la France fut bénéfique pour Nancy qui vit l'arrivée de familles aisées transférer une part de leur fortune et créer des entreprises.

JARVILLE jouit également de ce flux de population.

A cette époque, elle fut surnommée

La petite Prusse"

Affiche mobilisation générale 1914

2 août 1914. — Mobilisation générale

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La bataille du Grand-Couronné et la première guerre mondiale

C'est le 1er août 1914 qu'a été déclaré la mobilisation générale. La Croix Rouge dut s'organiser. La Malgrange devint un hôpital dont l'administration fut confiée à MM. Vinvienne et Hottenger (Le pays lorrain n° 4, 1984) tous deux anciens élèves du Collège. Le médecin-chef était le docteur Achille Levy.

Une grande animation régnait à Jarville avec les allées et venues des troupes, particulièrement avec le 60ème d'artillerie et ses 300 à 400 artilleurs cantonnant à la Malgrange.

La bataille du Grand Couronné (série de hauteurs boisées en demi-cercle, allant de Pont-à-Mousson à Dombasle par Amance) fit rage à partir du 4 septembre : le canon ne cessait pas de tonner tout près de Jarville, du côté de Dombasle surtout au Rambêtant. En hâte, des voitures garnies de paille étaient réquisitionnées à Jarville. On s'attendait à voir les allemands entrer à Nancy avant quarante huit heure. Les nancéiens affolés se ruaient vers les gares de Champigneulles et de Jarville car aucun train ne partait plus de Nancy.

Les blessés affluaient en transit à l'hôpital de la Malgrange avant d'être évacués sur l'arrière. L'embarquement à la gare de Jarville se faisait après de longues heures d'attente, les trains ayant souvent du retard.

Appel à la Générosité

Affiche Journée du Poilu (25-26 décembre 1915)Fin 1915, "une journée du poilu" était organisée dans toute la France pour collecter des fonds au profit des combattants du front. Il s'agissait d'améliorer le sort des défenseurs du pays qui nuit et jour sous la pluie et dans la boue, embusqués dans les tranchées.

Le théâtre et les cinématographes de Nancy donnèrent des représentations dont les bénéfices allèrent à cette œuvre charitable. Insignes, broches, épingles de cravate furent proposés à la population.

Des cartes postales avec tombola furent vendues 10 centimes.

Les bombardements commencèrent et plusieurs obus tombèrent près des bâtiments de la Malgrange dont l'un d'eux creusa un trou profond dans le parc. Le 10 septembre, l'exode se poursuivait avec, plus que jamais des bousculades à la gare de Jarville. L'ordre était donné aux hôpitaux d'évacuer les blessés, mais le 11 septembre les allemands ayant battu en retraite, Nancy et sa banlieue était sauvé !

Dans les années de guerre qui suivirent, le Gouvernement ouvrit à Jarville des usines de grenades et d'obus ainsi que des scieries pour baraquements.

Jarville a été bombardée à plusieurs reprises : bombes et taubes ("taube" signifie pigeon en allemand — non donné aux avions monoplans allemands pendant la première guerre mondiale en raison de la ressemblance des ailes et de la queue de l’avion avec celle d’un oiseau) tombèrent les 12 septembre 1915, 3 août 1916 et 4 avril 1917. Entre le 26 février et le 26 juin 1918, les projectiles redoublèrent sur Jarville et les communes voisines de Laneuveville et Bosserville.


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