La mémoire est dans le cœur (Madame de Sévigné)  

Santé

Nous savons que l'agglomération nancéienne subit des épidémies de peste au 16ème et 17ème siècle. Le petit village de Jarville eut sans doute des victimes à déplorer.

Le 21 août 1712 mourait à La Malgrange Nicolas HARMAND, premier médecin de son Altesse Royale.

En 1832, une épidémie de choléra s'étendit en Lorraine : A Jarville à titre préventif, un conseil de salubrité s'installait avec la participation des docteurs GILLET et LUCAS de la Maison de Santé de La Malgrange. Il prescrivit aux habitants les mesures d'hygiène nécessaires.

Le 16 juillet, l'ordre était donné que tous les fumiers des rues de la commune soient enlevés aussitôt. Mais l'épidémie ne causa pas de ravages : un seul cas se déclara.

Une nouvelle alerte au choléra se déclencha en 1849.

En 1848, une "fièvre épidémique" obligea un quart des habitants à s'aliter. LE foyer principal de la maladie était le faubourg Saint-Pierre à Nancy. L'eau croupissante du Canal de la Marne au Rhin et les ouvrages de terrassements exécutés sur la ligne Paris-Strasbourg paraissent avoir contribué à la production et à la fréquence de cette fièvre intermittente.

M. le Curé de Bonsecours et un comité de personnes charitables se dévouaient vis à vis des pauvres. Lorsque cela était nécessaire, "ils procuraient aux indigents l'assistance d'un médecin et quelquefois même les remèdes"

En 1854, une épidémie se manifesta de nouveau.

Le préfet de la Meurthe songea à installer des médecins fonctionnaires dans les circonscriptions rurales "afin de mettre les secours de la science à la portée de la population indigente des campagnes" et sollicita l'aide financière des municipalités.

Le Conseil Municipal de Jarville refusa considérant que l'aide à un service médical rural grèverait le budget communal d'une part, et d'autre par ne satisferait pas pleinement les urgences. En cas de nécessité, le Conseil préférait faire appel à un médecin de son choix habitant le faubourg Saint-Pierre et au besoin en changer si celui-ci ne montrait pas assez de zèle.

En 1876, une Sœur garde-malade s'installa à Jarville.

A la fin du XIXème siècle, Jarville comptait un médecin et une sage-femme sur son territoire.


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